Après une petite pause de début d’année, me voici de retour !
Chaque semaine, je partage avec vous mes coups de coeur littéraires d’hier et d’aujourd’hui. Les ouvrages qui m’ont inspirée, éblouie, bouleversée, éveillée. Les livres qui ont fait grandir en moi ces valeurs que mes parents avaient semées. Les lectures qui ont fait de moi celle que je suis maintenant.
Voici mon coup de coeur de la semaine 5 (S05).
Coup de coeur S05
« La Peste écarlate » est un conte post-apocalyptique écrit par Jack London en 1912, quatre ans avant sa mort. En 1924 sort la première édition française, à titre posthume.
Résumé du livre
En 2073, cela fait soixante ans que toute trace de civilisation a disparu à cause d’un virus inconnu et foudroyant qui a décimé la population. Ceux qui survivaient à l’épidémie mouraient par la folie des hommes dont la peur avait réveillé les instincts bestiaux. Quelques survivants ont perpétué la race, mais en perdant au fil des décennies tous les savoirs accumulés. Parmi ces humains revenus à l’état sauvage, un vieil homme, ancien professeur d’université à San Francisco, tente de partager ses souvenirs et sa connaissance avant qu’il ne soit trop tard.
Il raconte comment était la vie avant le retour à la « la barbarie des premiers âges du monde ». Comment « dix mille années de culture et de civilisation s’évaporèrent comme l’écume, en un clin d’oeil ». Il parle pour essayer de faire comprendre que l’homme s’adapte, mais ne change pas, car sa quête du pouvoir est telle qu’il rebâtit sans cesse les mêmes esclavages.
Pourquoi j’aime
Ce récit d’anticipation peut se lire aujourd’hui encore comme une mise en garde pour toute l’humanité.
Très pessimiste sur l’avenir de l’Homme et son goût du pouvoir toujours plus destructeur, ce roman offre aussi une lueur d’espoir, par le partage de savoirs et la culture qui permettront aux hommes de vivre dans le respect de la nature et des autres. Comme Jack London, je suis intimement persuadée que la connaissance est la clé et j’ai fait mienne cette phrase d’Averroes : « l’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine, la haine mène à la violence ».